Déréglementation: L'état laisse éclore et prospérer un systéme échappant à tout contrôle.
L'émission de titres (actions, obligations) met en relation directe prêteur et emprunteurs sur le marché des capitaux. Ce marché est basé sur l'autorégulation, c'est à dire qu'il se régule tout seul (on laisse faire- libéralisme) or l'autorégulation du marché est un mythe. Il faut des normes (régles) pour encadrer ce marché; le marché est un lieu plus ou moins virtuel ou se confronte un acheteur et un vendreur (l'offre et la demande) pour établir un prix juste et parfait contre lequel une certaine quantité de biens et services sera échangée.
Le technique de titrisation donne aux banques la possibilité de se débarasser de leurs créances "pourries" (dont elles n'obtiendront pas le rembourssement) en les revandant à un prix inférieur à leur valeur faciale (en les divisants elles peuvent les revandre par petits bouts à plusieurs "pigeons"). Avec cette méthode les banques ce sont débarassés de leur créances risqués et se sont protégés du risque de non recouvrement des créances. Ce phénoméne a commencé en Amérique car il n'y avait pas assez de régulation et trop de confiance (MADOFF: on lui a fait confiance et il a escroqué tout le monde). L'Amérique a vu ses établissements financier s'éffondrer (lehman Brothers, Merrill Lynch, etc...)
Les subprimes sont les crédits à haut risque accordés aux ménages les moins solvables. Ce qui donne les créances "pourries".
Selon Alain Lipietz (docteur en économie) la crise vient de la prolifération du nombre de salariés pauvres américains depuis 1880. "Les riches ont réalisé que les pauvres ne pourraient pas payer et tout a craqué. Les pauvres ont été expulsés de leurs maisons, les prix de l'immobilier se sont effondrés, les établissements de préts et les sociétés de réassurance des crédits ont fait faillite, puis les banques."
Pour les banques soit elles tombent en faillite, soit elles sont rachetées par les banques de dépot.
C'est l'aspect libéral de la crise qui l'apparente à celle de 1929: une accumulation de richesses qui ne trouve plus à s'inverstir car les pauvres sont trop pauvres pour acheter. En 1930/1940 c'est le Fordisme qui a corrigé cet effet pervers du libéralisme.
la fin de la crise c'est pas pour demain. En attendant il faut purger les montagnes de mauvaise dettes entassés en toute opacité dans les paradis fiscaux. Mais pour l'instant l'immobiler plonge, la consommation baisse, l'inverstissement recule et le chômage repart en hausse.
Toute crise se régule d'une certaine façon par la mort de ce qui la provoquée.
